Accueil.

Le Pellerin.

La Martinière.

Le Grand Chemin.

Le Pré Louiseau.

Le Pé de Buzay.

Vièvre.

La Cossonière.

Promenade .

Image du mois.

Personnage du mois.

Langage .

Nos dossiers.

Nos Activités.

Nos Projets.

Nos sorties.

Nos Publications.

Le ptit journal.

Bureau.

Contact.

Nos Partenaires.

Mentions légales.

blason le pellerin, Pentelloù

Un fleuve

 

Le Pellerin doit beaucoup à la Loire.

La commune, autrefois paroisse du Pellerin, s’étire le long de la rive gauche de la Loire sur une étendue de 16 kilomètres. D’une superficie de 3065 hectares, elle s’étend entre le fleuve et le sillon de Bouguenais qui la borde au midi et, à l’aval du fleuve jusqu’à a limite de Frossay, dans une suite d’îles et de prairies (Bois, Masses, Sardine, Belle île, etc…), toutes situées au couchant de la Martinière.

Légèrement ondulé au nord et plat au sud, le territoire du Pellerin,

première proéminence en bordure immédiate du fleuve remontant l’Océan, s’élève à 23 mètres d’altitude à la Bréhannerie. Baignée par la Loire, la commune du Pellerin est aussi arrosée par les modestes ruisseaux de Vièvre et de la Cochère.

 

la loire, le port du pellerin

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Le pellerin vu de la loire

Un bourg

 

UN PEU D’HISTOIRE

 

Peregrino de l’an 1000

Le Pellerin, Pérégrino de l’an 1000 fut, à cette époque, le lieu d’un fief avec château dont il ne reste actuellement aucune trace, mis à part un colombier (actuellement dans la proporiété de Monsieur et Madame Terlain).

 

De Pontellum à Peregrinum

Pellerin, ce nom évoque de prime abord l’idée d’un lieu de passage d’étrangers, de voyageurs passant d’une contrée à une autre ; par la suite, il s’identifie avec celle du "pèlerin" allant vers un lieu de dévotion. Bien avant l’an mille et peut être dans des temps plus reculés, LePellerin était nommé "Pontellum", mot que Monsieur de Veillechèze nous dit venir du breton Pont Tellou ou pont des tailles, car il s’y percevait un droit de tonnage.

Mais n’y aurait-il pas eu en ce lieu un chemin de pèlerins bretons allant à Saint Jacques de Compostelle ?

L’existence sur le territoire du Pellerin, dès le XVème siècle, d’une aumônerie et d’un passage d’eau vient conforter cette hypothèse. En tout cas, de tous temps, cette route fut très fréquentée par les voyageurs venant franchir la Loire. Autrefois, le transbordement des passagers se faisait en barque, par un passeur à la solde du seigneur du lieu, auquel il devait transport gratuit pour lui, ses domestiques et sa suite. Les anciennes chartes donnent également à ce lieu le nom de "Peregrinum".

 

 

ancien chateau le pellerin
Le colombier, dernière trace de l’ancien château

De Sainte Marie du Pontage à Sainte Marie du Pellerin

 

Avec l’établissement du christianisme, la création d’une communauté et l’implantation d’une église,  on voit progressivement le nom de Pontellum s’orner de celui de sa patronne, "Sainte Marie". Et c’est ainsi qu’on vit apparaître Sainte Marie du Pontage ou Sainte Marie du Ponteau,  ou encore  Sainte Marie du Pellerin. Longtemps, on emploiera l’une ou l’autre appellation, la "civitas" romaine s’étant identifiée  avec la paroisse.

Dans un titre de Marmoutiers de 1030, on lit : "Sancta Maria de Peregrino" ; dans une charte de l’évêque de Nantes, Quiriac, en date de 1064, il est fait mention de "l’ecclesia Sanctae Mariae de Pontello".

Pourtant, peu à peu le nom de Pellerin va l’emporter sur celui de Pontage. Au XIIème siècle, les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle sefaisant très nombreux, le passage est devenu chemin. Ne dit-on pas "Pontellum quod dicitur Perigrinum" ? L’ancien nom est oublié et l’appellation latine de Peregrinus que l’on décline "Perigrini, Peregrino" va s’imposer, pour devenir par la suite tout simplement "Le Pellerin".

 

fête dieu, le pellerin, marguilliers

Paroisse Notre Dame du Pellerin

 

Sous l’ancien régime, Le Pellerin était administrativement "la paroisse Notre Dame du Pellerin", la vie publique étant alors intimement liée à la vie de la paroisse. C’était au son de la cloche que se convoquaient puis se tenaient les assemblées des habitants dont le chef incontesté était le curé, plus souvent appelé recteur. Aux prônes des grand’messes, c’était le curé qui lisait les ordonnances et mandements royaux ; et c’est encore lui qui présidait aux naissances, mariages et décès dont il tenait registre.

A côté du curé, le conseil de Fabrique s’occupait de la gestion des biens de l’église et de la rentrée des dîmes. Pour l’égail des fouages et autres impôts, l’assemblée des habitants est informée de leur répartition et de la désignation des collecteurs à l’issue de la grand’ messe. Enfin, c’est à la sacristie que se tenait

le "général de la paroisse" : notables et autres principaux habitants y délibéraient en présence des marguilliers.

 

En 1638, les fabriqueurs ou marguilliers étaient au nombre de trois
au Pellerin et les paroissiens se plaignaient de ce que les sortants
introduisaient eux-mêmes en leur place les nouveaux fabriqueurs,
contrairement à l’ancienne coutume qui prévoyait sans doute une
consultation.
Aujourd’hui, le titre de marguillier n’est plus qu’honorifique avec,
pour charge, la quête aux messes et le port des bannières et pour
coutume, la tabatière souvent cachée au creux de la poche.
le pellerin eglise

Sous la révolution française, Le Pellerin devient "Port

Brutus"

 

A la veille de la Révolution, Pierre Robin était curé du Pellerin depuis 1782. Il refusa de prêter serment… Des difficultés surgirent alors avec l’administration. Quittant sa paroisse, il suivra un temps l’armée de Charette, puis finira ses jours dans sa famille à la Chapelle-Basse Mer où il mourraen 1805.

Son vicaire Valton, qui lui succéda à la cure du Pellerin fut installé solennellement le 22 mai 1791, en présence de la force armée et de la nouvelle administration municipale.

Pendant la Révolution, les incendies provoqués par les deux parties en présence, anéantirent l’agglomération.

 

La commune du Pellerin et ses maires

 

La Révolution bouleversa les institutions comme les traditions. De fait, la Paroisse du Pellerin devient Commune du Pellerin.

En 1790, Joseph Taillard fut nommé maire et la première municipalité formée. Il fut remplacé deux ans plus tard par Jean Mainguy en 1796, celui-ci est président de l’assemblée cantonale et le sieur Baudouin est élu agent municipal. Merlaud de la Clartière lui succèdera jusqu’en 1810, époque où il obtient sa démission. Vinrent après lui, Louis Massion et François Poisson qui démissionne en 1830.

Jean Baptise Joyau lui succède jusqu’en 1840 et François Delétang qui y est encore en 1847. René de Veillechèze le remplace jusqu’à la chute de l’empire. Sont alors élus, Félix Lafont, puis Moureau en 1870. De nouveau, René de Veillechèze, Alphonse Audicq (1879), André Pichery (1882), Aristide Bertreux (1894), François Guérin (1906), Talma Bertrand, puis Félix Louvel, ancien instituteur.

Et puis se sont succédés Francis Judic, Maurice Bertreux, Ferdinand

Boucher, Pierre Pairon, Pierre Brosseau, Pierre Chanson, Gaston Villainne, Paul Maisonneuve, René Guillou et Daniel Morisson.

 

maire du pellerin
maison du capitaine Boucher face à la loire
La maison du Capitaine Boucher face à la Loire

Les quais

 

Avant d’être remodelés dans les années 1950 pour l’accostage des bateaux de pêche et plantés d’acacias, les quais du Pellerin étaient principalement destinés à recevoir les foins et les roseaux récoltés sur les prairies riveraines du fleuve.

Ainsi, l’animation du quai pendant la première moitié du XXème siècle fut, à part l’activité des pêcheurs s’occupant de leurs bateaux et de leurs filets, le passage du bac, les départs et les arrivées des Abeilles assurant le service des voyageurs vers Nantes ou Saint Nazaire. Puis les événements de la dernière guerre apportèrent à nouveau une modification importante du cours de la Loire en face du Pellerin. Les Allemands coulèrent neuf bateaux en face de la Télindière, le 10 août 1944.

Un nouveau chenal fut creusé entre Couëron et la commune dans la prairie Nord. Les déblais entourèrent les bâtiments coulés. La cuvette ainsi établie fut asséchée. Les bateaux furent récupérés ou, comme l’Antarktis, découpés sur place. Pour le reste, le chantier d’alors ressemblait à un atoll, d’où le nom de Bikini, donné à ce lieu par l’expression populaire, celui du plus célèbre atoll du moment où se faisaient les essais de bombe atomique américaine.

Actuellement encore, les quais du Pellerin font l’objet d’une réelle activité. Le passage du bac donne une animation ininterrompue. Mais la grande animation se produit surtout pendant la saison de la civelle avec, au matin, le retour à quai des pêcheurs pour la vente aux mareyeurs.

 

ancien embarcadere le pellerin et son port
L’ancien embarcadère avec sa charrière
Jour d’une fête Dieu
avec les marguilliers
dans les années 1930

La nouvelle église du Pellerin achevée en 1852 si, au XIXème siècle, le curé n’est plus l’administrateur de la commune, qui a remplacé la paroisse, il conserve cependant une grande influence sur la population.

Monsieur le curé Soret, nommé en 1803, s’occupa de faire restaurer l’église incendiée pendant les guerres de Vendée. A sa mort en 1830, Michel Roullier lui succéda, puis en 1833 ce fut Dubreuil, ancien

aumônier du collège royal qui eut le souci de la construction d’une nouvelle église

Ferdinand Boucher, Maire du Pellerin en 1944

Sapeur-pompier le 2 septembre 1893, il fut nommé caporal le 3 septembre et sergent le 17

décembre de la même année.

Cette ascension était nécessaire pour la création du corps des sapeurs pompiers du Pellerin,  à la tête duquel il restera près  d’un demi-siècle, puisqu’il  sera nommé capitaine honoraire par arrêté préfectoral du 13 mars

1941. Une rue du Pellerin porte leNom du Capitaine Boucher.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

© 2006 - Tous droits réservés - Creanet44